Les soldes sont apparues au 19e siècle avec la grande distribution. Leur objectif était simple : écouler les invendus des saisons précédentes, deux fois par an (automne-hiver puis printemps-été).
Aujourd’hui, directement ou indirectement, il y a des soldes toute l’année : promotions permanentes, ventes privées, réductions déguisées…
Dans l’artisanat, cette logique n’a pas de sens.
Les travers des soldes
Si certaines marques peuvent afficher des réductions de -50 % ou -70 % à répétition, ce n’est pas par générosité. C’est parce que le prix initial est souvent artificiellement gonflé. Le prix soldé correspond, en réalité, beaucoup plus au vrai coût du produit.
À cela s’ajoutent des pratiques plus que douteuses, et parfois illégales, comme le gonflement des prix juste avant les soldes ou l’utilisation d’étiquettes trompeuses (par exemple une étiquette -50% avec le nouveau prix erroné, placée sur l’ancien prix qui est en réalité… le même). Ces méthodes brouillent totalement la notion de prix juste et entretiennent une illusion permanente.
Un prix juste toute l’année
Faire des soldes signifierait que mes prix sont volontairement gonflés le reste du temps pour pouvoir ensuite les baisser.
Ce n’est pas ma philosophie.
Je fixe mes prix de manière réfléchie, en tenant compte du coût des matières premières, du temps passé et de la singularité de mes créations. Lorsque vous achetez un sac ou accessoire Luunka, vous payez le prix réel de mon travail, sans surcoût artificiel ni marge excessive.
L’artisanat n’est pas une industrie de surproduction
Les grandes marques produisent en masse et à la chaine une quantité astronomique de stock, qui permet d’absorber les invendus par des promotions agressives.
Dans l’artisanat, nous ne fonctionnons pas de la même manière. Je fabrique chaque pièce avec soin, en quantité limitée, sans surplus inutile. Faire des soldes sur mes créations reviendrait à dévaloriser mon travail et à envoyer un message contradictoire sur leur véritable valeur.
Encourager une consommation plus consciente
Les soldes incitent souvent à l’achat impulsif : on achète parce que c’est moins cher, pas forcément parce qu’on en a besoin ou que l’objet a du sens pour soi.
En refusant cette logique, j’encourage aussi une consommation plus réfléchie.