Je pense tout le temps. Et je ressens tout.
Mon esprit est en mouvement permanent. Il observe, analyse, relie, anticipe. Les idées s’enchaînent, se superposent, se répondent. Même au repos, mon cerveau travaille.
Le monde extérieur est dense. Parfois bruyant. Souvent trop rapide.
Il y a trop d’informations, trop de stimulations, trop de choses à traiter en même temps.
Créer est ma façon d’y mettre de l’ordre, d’entrer en dialogue avec ce qui se passe à l’intérieur.
Quand je couds, quand j’assemble, quand je répète les gestes, mon monde intérieur s’apaise.
Les pensées cessent de se bousculer. Elles se taisent, naturellement.
Mes mains prennent le relais. Et, pour une fois, mon cerveau peut se mettre sur pause.
Créer est l’un des rares moments où je ne pense plus à autre chose que ce que je fais.
Il n’y a plus d’anticipation. Plus de scénarios. Plus de surcharge.
Ce silence intérieur est précieux.
C’est dans cet espace-là que Luunka existe.
Un lieu où je peux créer sans me contenir. Sans filtre. Sans rôle à tenir.
Un endroit où je n’ai pas besoin de me déguiser pour être acceptable, ni de ralentir ou d’accélérer pour correspondre à un rythme qui n’est pas le mien.
Créer, c’est ma façon d’ordonner le chaos. De canaliser ce que je ressens. De transformer le trop en équilibre. De remettre du calme dans le bruit. Du beau dans la surcharge. Du sens dans ce qui m’échappe.